Archives pour la catégorie Enfantillages

Mais où sont les enfants (et les parents) dans La Lutte ;) ?

Publié dans Labordage n°1 Avril 2013

La première fois que j’ai vu un espace enfant ma réaction a été viscérale : «bonjour l’apartheid social !». Cet espace me faisait l’effet de servir à «parquer» les enfants sous la surveillance de quelques adultes de façon à ce que les autres soient tranquilles pour réunionner/ faire la fête. Ce qui selon moi ne questionnait pas du tout la division adultes/enfants ni l’exclusion de ces derniers des réunions.
En plus, il s’appelait «espace parent-enfant», ce qui n’incitait pas vraiment au partage de l’attention aux enfants entre parents et non parents.

J’avais alors eu envie de réfléchir à des dispositifs tels qu’ un «espace jeux» où n’importe qui ayant envie de jouer plutôt que de faire des réunions pourrait venir. On y trouverait des jeux, des crayons, du papier, des déguisements, que sais-je. Voilà, pas de catégorisation «adulte» «enfant» «parent», c’est parfait. Ce serait couplé d’un espace soin «pour tout le monde» bien sûr, où y’aurait des boites de premiers secours, des tables à massage et à langer, des référents médics.

Sur quoi, j’ai lu don’t leave your friends behind1, « une anthologie (américaine, ndt) de conseils concrets, de suggestions et de récits sur les manières dont les non-parents peuvent soutenir les enfants, les parents et autres accompagnants dans leurs communautés, mouvements sociaux et processus collectifs ».
Dans ce sens, a été notamment développé dans plusieurs villes des états-unis un outil : le radical childcare collective  (collectif d’attention aux enfants radicale).

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Mon cerveau ne sera jamais formé

Effets de lecture : « le cerveau évolue-t-il au cours de la vie ?

Publié dans Labordage n°1 Avril 2013

« Au cours des apprentissages et des expériences, c’est la structure même du cerveau qui se modifie avec la fabrication de nouvelles connexions entre les neurones. On parle de plasticité cérébrale pour décrire cette extraordinaire propriété du cerveau qui se façonne au cours de l’histoire vécue. »

La neurobiologie, ça me rassure. J’aime considérer mes processus mentaux comme des chemins de pensées-des connexions de neurones (synapses), qui se font et se défont, rapidement, par l’entraînement, plutôt que comme des inconscients-je-ne-sais-quoi ou des instincts gravés dans mes gênes.

J’aime le fait que les dés ne soit pas jetés d’avance, ni à la naissance, ni à six, ni à dix-huit ans.
Mon cerveau ne sera jamais formé, et ça m’enchante, et ça m’apaise.

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